ET SI NOUS PARLIONS CHASSE …. A l’ARC 🏹

Mairie de Saint-Côme-et-Maruejols
le Lundi 17 Août 2026 à 17h27

L’arrêté préfectoral n° 30-2026-05-22-00007 est venu confirmer la date du 15 août 2026 comme la date retenue pour l’ouverture des battues aux sangliers, tout comme il confirme celle pour l’ouverture pour le petit gibier actée pour le 13 septembre prochain.
Pour ce qui concerne l’ouverture de la chasse en plaine celle-ci est fixée au 04 octobre 2026 à 8h. 
Cet arrêté préfectoral définit clairement plusieurs éléments relatifs à cette activité : 
- Les dates d’ouverture pour le gros gibier,
- Les espèces considérées comme nuisibles, 
- Les dates d’ouverture pour le petit gibier.
Pour chacune des catégories énoncées ci-dessus de façon simplifier, les dates de fin de chasse sont déjà actées et correspondent au besoin de gestion cynégétique de chaque espèce définie et reconnue.

Si pour certains chasseurs qui ont participé aux tirs d’été, il ne s’agira que d’une continuité dans leur activité, pour d’autres ne participant qu’aux battues ou ceux qui se préparent à l’ouverture de septembre, il est temps de fourbir leurs armes afin d’être opérationnels le jour J.

Ce qui est le cas pour les chasseurs à l’arc qui interviennent sur notre territoire. 

Il est surprenant de voir la maîtrise qu’il faut, afin de pouvoir se servir correctement de ce qui reste une arme. La force de tension qu’il faut mettre afin de bien tendre la corde, la position de celle-ci une fois tendue au niveau du visage. Le bon jugé et coup d’œil afin de savoir à quel moment la flèche devra être libérée. Quelle flèche est à utiliser en fonction du gibier. Tout un art à découvrir.

La chasse une pratique vieille comme le monde …..

Les premières traces de pointes de flèches remontent à … 74000 ans et ont été découvertes en Ethiopie puis des pointes de projectiles en pierre ont été datées à 64000 ans (grotte du SIBUDU en Afrique du Sud). Il semblerait que cette façon de chasser soit l’évolution normale de la recherche de comment passer d’une simple sagaie pour laquelle il fallait prendre un maximum de risque en s’approchant le plus près possible du gros gibier, à comment minimiser ce risque en propulsant avec un maximum de force afin de transpercer les cuirs les plus durs, ce qui devait devenir une flèche. 
Gageons qu’au fil de son évolution l’arc soit devenu également un moyen de défense ou d’attaque. ÖTZI, est un homme du néolithique retrouvé dans le massif de l’Otz en 1991 fut tué d’une flèche dans l’épaule il n’y a que 4500 ans. Guerre entre clan ? Querelle ? Jalousie ? Rien n’a changé.

Arme de chasse, arme de guerre, l’arc fut remplacé par l’arbalète vers le 12ème siècle.

Puis vint le temps de la poudre et l’un(e) comme l’autre devint « obsolète ». Mais aucun(e) ne disparut complètement. Leur utilisation devenait plus confidentielle.

Il faudra attendre les JO de 1900 à Paris pour que l’arc fasse son grand retour en grâce. Il participa de nouveau en 1904, 1908 puis 1920 en tant que discipline olympique et reste aujourd’hui une épreuve bien établie dans laquelle par équipe, la France est médaille d’argent derrière la Corée du Sud au JO de 2024.

Mais après cette digression, revenons à la chasse. 

Pour ce qui nous concerne, les arcs utilisés ne sont pas aussi sophistiqués que ceux que nous pouvons voir lors de compétitions. De facture simple ils reprennent les codes d’autrefois. Ils sont constitués de 2 branches : l’une supérieure, l’autre inférieure qui se rejoignent à la poignée. Et d’une corde tendue d’un bout à l’autre des 2 branches. Une touche de modernité a toutefois été apportée, en intégrant de la fibre de carbone dans les branches ainsi que dans les hampes de flèches.

Il existe d’autres arcs de chasse. Plus élaborés. Ils sont munis de poulies qui aident l’archer a bandé l’arc avec moins d’effort et permet ainsi à la flèche de sortir plus vite. Mais les puissances entre les deux arcs restent les mêmes. Ces arcs sont généralement utilisés pour la chasse au gros gibier. 
Afin de ne pas m’y perdre moi-même, je ne rentrerai pas dans le détail de sa constitution même si l’on peut considérer que nous retrouvons sur l’un comme sur l’autre les mêmes attributs.

Toutes les flèches si elles sont globalement identiques dans leur conception avec une hampe (appelé aussi fût ou tube), une pointe à une extrémité qui varie suivant le besoin du tir, un empennage (également adapté au besoin) et d’une encoche à l’autre extrémité (celle-ci peut être de deux sortes : une encoche standard la plus courante pour les tirs de précision, une encoche ouverte qui permet de positionner rapidement la flèche sur la corde) correspond à une utilité précise comme nous pouvons le voir sur cette présentation. 

La chasse à l’arc est très encadrée administrativement. 

 Comme pour tout autre chasseur, l’archer doit être détenteur du permis de chasse qui doit faire l’objet d’une validation annuelle, d’une assurance en cours de validité mais également pouvoir attester d’une participation à une session de formation à la chasse à l’arc. Celle-ci est obligatoire.

L’arc reste une arme. Dangereuse, à manipuler avec précaution, elle ne peut être utilisée que dans des conditions bien précises et spécifiques. Les tirs ne peuvent s’effectuer que sur des distances de 13 à 20 mètres, même si la portée peut aller bien au-delà. Le côté éthique de l’acte implique que le tir doit être sûr. C’est pour cela que nombre de gibier ne sont pas tirés. « Chasser léger, toujours plus près »

La chasse de quelque façon qu’elle se fasse, doit rester un plaisir, un rapprochement avec la nature afin d’en comprendre son fonctionnement et ainsi de pouvoir la surveiller pour la sauvegarder.

Les personnes intéressées par cette activité, peuvent se rapprocher du bureau de chasse qui vous communiquera la personne à contacter localement.

Le bureau de chasse
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